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Les hôpitaux publics totalement déserts

Désiré-Israël Kazadi, Le Phare 15/01/2008 

La radicalisation de la grève des médecins annoncée pour ce lundi sur l’ensemble de la République, a récolté un grand succès à Kinshasa, la capitale, tandis que les provinces en sont au service minimum, a déclaré au Phare le secrétaire général national adjoint du syndicat national des médecins (Synamed), Dr. Senga Lwamba. Il a précisé que les hôpitaux publics des provinces entreront dans le mouvement ce vendredi.
C’est ce qui ressort d’une réunion d’évaluation à mi-parcours tenue hier lundi au siège de l’Ordre national des médecins, dans la commune de Kasavubu. « Nous avons demandé aux provinces d’assurer un service minimum et de nous rejoindre dans la radicalisation ce vendredi », a souligné Senga qui a dit qu’à Kinshasa, un service minimum a été assuré jusque dimanche à minuit.
Comme thermomètre du succès de la grève, il a cité la clinique Ngaliema. Ici, les chambres étaient fermées et aucun malade dans les salles d’attente ni dans les couloirs. Les patients y ont été évacués, à l’exception des malades se trouvant dans un état critique.

Le Secrétaire général du Synamed interpellé à l’ANR

C’est dans la foulée des informations parvenues au Phare qu’il a été donné d’apprendre que le secrétaire général national du Synamed, Dr. Mankoy Badjoky a été interpellé dans la matinée à l’Agence nationale des renseignements (Anr) avant d’être relâché dans l’après-midi. Joint au téléphone, le médecin n’a pas fait de déclaration, mais d’aucuns lient son interpellation à l’actuelle situation des revendications des blouses blanches.
On rappelle que les grévistes réclament l’application d’un statut spécifique déjà promulgué par le Chef de l’Etat en octobre 2006, l’octroi d’un salaire décent ; l’alignement de la prime de risque leur allouée à la hauteur de celle accordée aux professeurs d’université, base de référence telle que décidé par le gouvernement ; l’apurement des arriérés des salaires et de prime de risque et, enfin, la mécanisation de nouvelles unités.
Dans un communiqué de presse daté de mercredi dernier, le Synamed faisait savoir qu’en dépit des pourparlers engagés avec la partie gouvernementale, rien de concret n’avait pu le rassurer de la volonté du gouvernement de répondre à son cahier des charges. Aussi, les malades internés dans les établissements hospitaliers publics ont été, dès le jeudi, sensibilisés à leur évacuation.

500 millions de Fc : simple gratification


Une rumeur a fait, lundi, la ronde de la ville haute, faisant état de la levée de la grève au motif que les revendications des médecins ont été rencontrées. « Faux ! », a rétorqué le Secrétaire général national adjoint qui a souligné que la somme de 500 millions de Fc du gouvernement concerne plutôt la gratification allouée à toute la structure à la fin de chaque année. « Ce n’est pas la réponse à notre cahier des charges », a tenu à préciser Dr. Senga, qui a souligné qu’aucune revendication portée à la connaissance du gouvernement n’a pu trouver une suite favorable. De la même manière, il a tordu le cou à une rumeur relative à un montant de 5 milliards sorti du Trésor au profit de ses pairs. Ici aussi, il a noté que le montant est plutôt destiné aux paramédicaux et non aux médecins. « Nos revendications restent entières », a conclu l’interlocuteur du Phare.

2008-01-15


RDCongo : nouveaux cas de choléra

 

KINSHASA, Dimanche 6 janvier (Xinhua)

 

Au moins 100 cas de choléra ont récemment été enregistrés à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga (sud-est), a rapporté samedi la télévision de la Mission des Nations Unies en RDCongo (MONUC).

Selon un médecin local, son hôpital a reçu vendredi dernier au moins 35 patients souffrant de symptômes tels que des maux de ventre et des vomissements.

Aucun cas mortel n'a été rapporté pour l'instant, ont fait savoir les autorités locales, ajoutant que le bilan pourrait s'alourdir, parce que le gouvernement local n'est pas en mesure de garantir la stérilisation dans tous les lieux où des cas de choléra ont été signalés.

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à la bactérie vibrio cholerae, ses symptômes comprennent des vomissements, la diarrhée, la déshydratation et de la fièvre, qui peuvent causer la mort de patients. 
 


Journée Mondiale du Sida (2007) : cent quarante millions de dollars pour le VIH/SIDA en RDC.
Kinshasa, 1/12/2007


Le thème de la Journée Mondiale du SIDA 2007 ; " Appel au leadership ", nous rappelle l'importance de chaque individu dans la lutte contre le VIH/SIDA. Le renforcement du partenariat entre le Fonds mondial, le Ministère de la santé et plus particulièrement les programmes nationaux de lutte contre le SIDA et le programme des Nations Unies pour le Développement est un acquis en terme de développement en République Démocratique du Congo (RDC). Cette collaboration, consolidée par le rôle déterminant des sous récipiendaires (société civile, personnes vivant avec le virus du VIH/SIDA, organisations non gouvernementales nationales et internationales) a permis ces deux dernières années, en République Démocratique du Congo de mettre 13000 patients sous traitement antirétroviral, de distribuer 56.000.000 de préservatifs et de donner un traitement préventif à 3200 femmes enceintes.
Le 17 août 2007, le Conseil d'Administration du Fonds mondial a approuvé pour la phase 2 au 3ième Appel à propositions un financement additionnel d'environ 70.000.000 USD basé sur la performance des résultats programmatiques. Ce financement permettra de mettre 13000 personnes supplémentaires sous traitement soit 26000 d'ici à la fin 2009, de distribuer 120.000.000 de préservatifs et de dépister 600.000 personnes. Les fonds permettront aussi le renforcement des capacités des structures nationales et des études pour mieux adapter la réponse de la RDC à la lutte contre le VIH/SIDA.

Aux ressources déjà disponibles, le conseil d'Administration du Fonds mondial a accordé 71.000.000 USD pour une période de cinq ans dans le cadre de son 7ième Appel à propositions dont les résultats ont été rendus public le 12 novembre 2007. cette subvention va permettre au Ministère de la santé de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au VIH/SIDA en RDC avec quatre objectifs spécifiques : (1) Réduire le risque vulnérables et à haut risque (femmes enceintes, femmes violés et enfants de moins de cinq ans) dans les 43 zones de santé ciblées, (2) assurer d'ici à 2012, l'accès aux soins et traitement pour 15.367 personnes en plus dans les 43 zones de santé ciblées, (3) assurer d'ici 2012, le soutien et la prise en charge socio-économique de 7.684 PVVIH et des personnes affectés dans les 43 zones de santé et (4) renforcer d'ici à 2012, l'information stratégique et la coordination des activités à tous les niveaux.


A propos du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)

Le PNUD est le réseau mondial de développement dont dispose le système des Nations Unies. Il prône le changement, et relie les pays aux connaissances, expériences et ressources dont leurs populations ont besoin pour améliorer leur vie. Nous sommes sur le terrain dans 166 pays, les aidant à identifier leurs propres solutions aux défis nationaux et mondiaux auxquels ils sont confrontés en matière de développement. Pour renforcer leurs capacités, ces pays peuvent s'appuyer à tout moment sur le personnel du PNUD et son large éventail de partenaires.

Pour tous renseignements complémentaires, s'adresser à :
Théophane Kinda, Expert en communication, PNUD
Tel : +24399022 07 97, E-mail : theo.kinda@undp.org

Carl Manlan, Chargé de Stratégie et performance, PNUD/Projet Fonds mondial
Tel : +243981 070 40 90, E-mail : carl.manlan@undp.org


Des minéraux radioactifs déversés dans une rivière en RDC


Reuters 07.11.07 - 12h57

 

Dix-huit tonnes de minéraux hautement radioactifs ont été déversés dans une rivière de la province du Katanga en République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé les autorités qui ont ouvert une enquête.

Ces minéraux ont été saisis le mois dernier dans la ville de Likasi alors qu'ils allaient être exportés. Ils sont constitués notamment de 17 tonnes de minerai de cuivre dont le niveau de radioactivité est 50 fois supérieur à la limite tolérée.

Les mesures réalisées sur les résidus de minéraux retrouvés sur le pont et les berges de la rivière Mura ont révélé des taux de radioactivité de 10 milliRoentgen par heure, soit 33 fois la limite autorisée en RDC.

"Si cette information se confirme, il existe des risques sérieux pour la population locale", a déclaré à Reuters le ministre de l'Environnement Didace Pemble. "Cela sera durement puni. Il y aura de graves conséquences", a-t-il ajouté.

Il a indiqué que les autorités du Katanga devaient lui transmettre un rapport dans l'après-midi.

 


RDC: Une maladie inconnue tue 103 personnes en RD Congo

 

Selon le ministre congolais de la Santé, Victor Makwenge Kaput, les personnes malades présentent des maux de tête, de la fièvre ainsi que des douleurs abdominales.

Elles meurent de déshydratation après une diarrhée aiguë accompagnée d’une forte fièvre. Les spécialistes assimilent cette maladie à la fièvre typhoïde. 217 cas ont été recensés dans les villages de Kampungu, Makouomo, Kaluamba et Mombo, dans le territoire de Mweka.

Le diagnostic de laboratoire est essentiel pour trancher sur la cause de ce phénomène, a dit le ministre Makwenge, avant d’assurer que les aurtorités mettent en attendant tout en oeuvre pour une prise en charge correcte des cas.

Pour éviter la propagation de la maladie, le ministre de la Santé a recommandé d’observer strictement les règles élémentaires d’hygiène, à savoir se laver les mains avant de manger, après s’être soulagé et enfin boire de l’eau bouillie.

Ce n’est pas la première fois que les populations congolaises sont victimes d’une telle maladie. En 1976, quelques mois après les premières victimes soudanaises, les cas de fièvre hémorragique virus Ebola, maladie alors inconnue, avaient été détectés dans l’ex-Zaïre. En 1998, les premiers cas africains de la fièvre hémorragique de Marburg avaient aussi été détectés en RD Congo.



 

Soins et prévention du sida: un centre MSF dédié aux prostituées de Kinshasa

KINSHASA (AFP) - 06/07/07

 

Leur nom de scène tatoué sur les avant-bras: "Chimène", "Filo", "Channel" et "Jackie", les prostituées des quartiers populaires de l'est de Kinshasa accueillent avec chaleur les sensibilisateurs de Médecins Sans Frontières (MSF), leurs préservatifs et leurs conseils.
Dans la cour en terre grise d'une maison aux murs nus et au toit de tôles percées où vit une douzaine de femmes, la matinée est consacrée aux enfants et au tressage des cheveux.

Elles ont entre 17 et 35 ans, ont souvent quitté le domicile familial à l'adolescence. Channel est partie "parce que c'était la misère" et qu'elle voulait gagner sa vie, Filo parce qu'elle en avait eu "envie".


Aucune ne dit regretter son choix. La passe se négocie entre 500 et 2.000 francs congolais (entre 1 et 4 dollars), selon les clients et les lieux, et dont il faudra reverser une partie à leur bailleur et/ou proxénète.

Le dénuement quasi-total de ces femmes, vêtues de pagnes et de T-shirt déchirés, n'entame pas leur bonne humeur. On parle peu de violences, le plus souvent du fait d'"hommes en uniforme" qui volent les filles ou les brutalisent, jamais de maladie.

Elles se rendent pourtant toutes au centre "Biso na Biso" ("Entre nous" en lingala, langue de l'ouest de la République démocratique du Congo), où MSF-Belgique propose depuis mai 2006 un dépistage du VIH/sida, des soins gratuits aux prostituées et à leurs enfants.

"Nous voyons régulièrement 1.200 femmes. Chez les prostituées, le taux de prévalence du VIH est estimé à 15% (contre 5% au niveau national). Plus d'un tiers d'entre elles ont la syphilis", explique Sara Van Rompaey, jeune médecin belge de MSF.

"Certaines n'ont jamais vu un préservatif de leur vie. Beaucoup ont peur du dépistage, d'être rejetées si on les voit prendre des médicaments. Ici, on leur explique qu'on peut vivre avec la maladie, être soignée", poursuit-elle.

Une centaine des prostituées fréquentant le centre sont affectées par le virus et 35, éligibles au traitement, sont sous anti-rétroviraux (ARV). "Cela implique une discipline stricte, car les ARV doivent être pris à heure fixe, pour éviter le développement d'une résistance au traitement", précise le Dr Van Rompaey.

Implanté au coeur de Masina, un des quartiers les plus peuplés de Kinshasa, le centre Biso na Biso ne désemplit pas, preuve pour MSF qu'il est possible de soigner une "population instable" comme les prostituées.

Le centre reçoit en moyenne "200 nouvelles" prostituées par mois, sensibilisées par des éducateurs ou par le bouche à oreille dans les quartiers.

MSF doit lutter contre les préjugés sociaux, les sectes évangéliques qui incitent à refuser des traitements et trouvent des alliés inattendus parmi les proxénètes.

"Ils incitent les filles à venir au centre. Pour eux, c'est une garantie d'avoir des filles en bonne santé", explique Eugénie Dinkulu, une éducatrice qui arpente depuis cinq ans les taudis des quartiers est de la ville.


Loin de l'image du mafieux violent, ces proxénètes sont souvent le compagnon régulier des filles, leur "homme sûr" ou "Love" selon le jargon local, ou leur bailleur-protecteur, qui organise les passes à domicile.

"Ici, les filles payent 200 FC par jour pour le logement et 150 FC par passe. Je sais qu'elles font ça à cause de la misère. Personne ne les aide. Heureusement qu'il y a le centre pour leur santé et les enfants", explique "Deba", qui héberge une trentaine de prostituées dans une cour crasseuse.

"Ici, elles sont en sécurité", dit-il. Un paravent de plastique sépare symboliquement le lieu de "réception des clients" du reste de la cour, où de jeunes femmes se partagent les préservatifs de MSF et un mégot de chanvre en allaitant leurs enfants.

Selon l'Onusida, 2,6 millions de Congolais sont affectés par le virus du sida et seules 5.000 personnes sur 400.000 malades éligibles aux traitements bénéficient d'un accès aux anti-rétroviraux.



Angola, Namibie et RDC lancent une campagne synchronisée de vaccination contre la polio

Xinhuanet Mercredi 27/06/2007

L'Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo (RDC) ont convenu de lancer une campagne synchronisée de vaccination contre la polio à compter de mercredi, a rapporté mardi l'agence de presse officielle angolaise ANGOP.

Lors du lancement de cette première campagne synchronisée de vaccination à Enguela, dans le nord de la Namibie, le ministre namibien de la Santé et des services sociaux Ricard Chabi Kamwi a déclaré que "l'éradication de la polio ne sera possible que si les enfants des pays touchés par la maladie sont vaccinés".

Il a ajouté qu'en plus de cette campagne de vaccination, il était nécessaire que toutes les nations accélèrent leurs efforts de lutte contre la polio. "Je suis convaincu que la région d'Afrique australe sera débarassée sous peu de ce virus si chacun de nous agit dans ce sens", a-t-il estimé.

© Copyright Xinhuanet



Vésicule biliaire: première intervention chirurgicale sans cicatrice


PARIS (AFP) - 26/04/2007 à 11:32:17 GMT

 
Une équipe française a réalisé avec succès le 2 avril une "première opération chirurgicale sans cicatrice" au monde, en ôtant la vésicule biliaire d'une patiente âgée de 30 ans sans faire d'incision de la peau et en passant par un orifice naturel, selon le professeur Jacques Marescaux, responsable de l'intervention.
"Le succès de l'opération, réalisée aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, est l'aboutissement de trois ans de recherche dans le cadre du projet Anubis (7,2 millions d'euros)", a-t-il commenté auprès de l'AFP.

Les chirurgiens ont opéré en contrôlant leurs gestes à l'aide d'images transmises sur ordinateur. Ils se sont servi d'un endoscope souple (un tube équipé d'une caméra, de la firme Karl Storz Endoskope, Allemagne) muni de longs instruments (1,50m) introduit par voie vaginale pour voir à l'intérieur du corps et atteindre et retirer la vésicule (cholécystectomie) de la patiente.

La patiente, secrétaire médicale, qui souffrait de douleurs dues à des calculs de la vésicule, a été informée des limites de cette nouvelle technique et avait accepté le principe d'une opération conventionnelle en cas d'échec, ajoute le Pr Marescaux, président de l'institut de recherche formation, l'IRCAD.

Elle n'a éprouvé aucune douleur à la suite de l'intervention. L'équipe a cependant préféré, par prudence, la garder hospitalisée 48h en post opératoire.

"Cette première chirurgicale baptisée "Opération Anubis" a été présentée le week-end dernier à Las Vegas au congrès de la société américaine de chirurgie endoscopique (SAGES) et a été accueillie avec enthousiasme", dit-il.

Initié en 2004, ce concept de chirurgie dite "endoscopique transluminale par les voies naturelles" est resté jusqu'à ce jour expérimental, selon lui.

Le 20 mars dernier une équipe américaine (Columbia University de New York) a franchi une étape importante, selon ce spécialiste, en rapportant une première opération de vésicule réalisée par voie mixte, transvaginale et transabdominale à l'aide de 3 trocarts laparoscopiques (des tiges pointus contenues dans des canules et avec manche et traversant la paroi ventrale). Mais le ciseau et la pince et d'autres instruments ont été utilisés à travers le ventre et non pas par voie vaginale dans cette expérience américaine. "Ce qui représente une forme d'intervention qui reste encore "agressive" et comporte les risques inhérents à la traversée de la paroi abdominale (infection plaie cutanée, hernie post-opératoire...)", relève le spécialiste.

Pour la patiente française, seule une petite aiguille de 2 mm a été passée à travers la paroi pour insuffler le gaz nécessaire à la distension du ventre afin de permettre l'opération. 


Sida : un Congolais témoigne et interpelle l'Eglise au Madagascar
 
Stop à la discrimination et à la stigmatisation

Privé de l’espoir de vivre longtemps, les porteurs de VIH et les Sidéens appellent au soutien de leurs entourages, notamment celui de l’Eglise, mais pas aux jets de pierres. Visant à mobiliser les leaders religieux contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant dans le VIH Sida, un atelier de 3 jours depuis le 17 avril jusqu’au 19 avril s’est déroulé au « Suc de la Ruche », à Ankadikely Ilafy, au Madagascar. Une quarantaine de participants, formés par des leaders Catholiques, Protestants, Baptistes, Jesosy Mamonjy et d’autres représentants de diverses dénominations chrétiennes ont été présents lors de cet atelier.

La confiance se constate

Deux révérends africains dont le premier s’appelle Johaness Heats, un sud-africain anglican, sidéen depuis 7 ans, et le second, Philip Njembe, un congolais baptiste, porteur de VIH ont apporté leurs témoignages lors du premier jour de l’atelier. Tous les deux ont souligné la nécessité absolue de l’acceptation pure et simple de l’Eglise des personnes porteurs de VIH ou des Sidéens. Ils ont également mis en relief que vivre avec une telle maladie et la confier aux autres à la congrégation, à l’Eglise même à leur famille, leur ont valu cher. Ils avaient peur d’être rejeté par ces derniers. Mais une fois le grand pas effectué, bien qu’il ait fallu du temps, la confiance et l’appréciation de ces personnes ont été acquises grâce au courage et à la bravoure desdits témoins qui ont osé aborder le sujet. Ces révérends ont aussi expliqué que le mode de contamination directe ou indirecte de cette maladie incurable importe peu. Ce qui importe c’est la manière dont on vit lorsque les individus ont été infectés. Et le soutien de l’Eglise s’avère nécessaire.

Réticents au début, les leaders religieux se sont investis

Au début de l’atelier, les leaders religieux malgaches ont manifesté une certaine réticence. Mais vers la fin de l’atelier, ils ont fini par admettre qu’il est salutaire d’apprendre aux malades du Sida et aux porteurs de VIH de vivre avec cette maladie. Et la discrimination et la stigmatisation ne seront pas profitables ni pour les malades ni pour l’entourage, encore moins pour l’Eglise. On recense actuellement 89.000 séropositifs et 189 sidéens à Madagascar. Ainsi, dans les trois mois qui viennent, un réseau formé par des leaders religieux malgaches, en vue de lutter contre la stigmatisation et à la discrimination des porteurs de VIH et de Sidéens verra le jour.

 
(source : www.madagascar-tribune.com  23 avril 2007)
 

Nécessité de structures de prise en charge des enfants vivant avec handicap en Rdc

Kinshasa, 4 avr.(APA) -Le Pr. Nkakudulu ,du département de kinésithérapie à l’Université de Kinshasa (Unikin) a souligné la nécessité de mettre en place des structures appropriées pour la prise en charge des enfants vivant avec handicap, en République démocratique du Congo (Rdc) , lors la journée dédiée à cette catégorie d’enfants, dimanche à Kinshasa par l’Association nationale des parents des enfants vivant avec handicap en Rdc (AVAPEHMCO).

Le spécialiste en kinésithérapie a souligné le caractère pluridisciplinaire d’une telle structure, notant que le retard mental et le déficit mental sont des questions qui appellent la réadaptation de manière à donner à chaque individu qui en souffre la chance de se développer.

Le retard mental est un syndrome pouvant s’accompagner de plusieurs signes, a signalé le Pr. Nkakudulu qui a appelé à « investir » dans l’homme , en collaboration avec tous les spécialistes, les parents et les humanitaires (ONG) pour la prise en charge des enfants vivant avec handicap.

Il a préconisé la nécessité de développer ce département en une faculté qui comprendrait un service de kinésithérapie, de logopédie , d’enseignement social et de reclassement social.

La fièvre typhoïde en regression à Ilebo au Kasaï Occidental

Kinshasa, 4 avr. (APA) - La fièvre thphoïde est en regression à Ilebo, au Kasaï Occidental, selon le constat fait sur une période allant de janvier à mars 2007.
De 70 cas par semaine en moyenne en janvier, le taux est tombé à 17 cas pour le mois de mars, rapporte radiookapi.net
Ces statistiques ont été fournies par l’inspection médicale provinciale du Kasaï-Occidental qui attribue cette embellie aux multiples campagnes de sensibilisation menées par des équipes de riposte dépêchées sur place.
Selon la même source, l’action de l’Unicef qui a doté la Regideso /Ilebo d’une nouvelle pompe a contribué à la baisse dans ce territoire de la fièvre typhoïde. Mais, pour le médecin provincial, Docteur Kanowa Manunganyi, le comité de lutte continue à sensibiliser la population d’Ilebo pour réduire davantage cette maladie. Ce territoire est situé à 400 kilomètres, au Nord de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Occidental

Congo-Kinshasa: Lutte contre la poliovirus

La deuxième phase de la campagne démarre ce jeudi

La deuxième phase de la campagne contre la poliovirus sauvage démarre ce jeudi 5 mars dans cinq provinces à savoir : Bandundu, Kasaï Occidental, Equateur, Kongo- Central et Kinshasa. D'une durée de trois jours, cette campagne concerne uniquement les enfants de moins de 5 ans qui recevront des gouttes de vaccin polio oral pour les protéger contre la polio.


Pour vacciner les enfants ciblés, les vaccinateurs vont aller de porte à porte. Cette stratégie va les permettre d'identifier et de vacciner les enfants dit de 0 dose, entendez ceux qui n'ont jamais reçu un vaccin contre la polio. Après, un signe sera marqué au niveau du mûr des maisons des enfants qui seront vaccinés.

S'ENGAGER DANS LA LUTTE

A noter que la polio est une maladie qui attaque souvent les enfants. Elle n'est pas fatale. On peut l'éviter.

A cet effet, les parents doivent savoir que le vaccin reste la méthode la plus sûre devant protéger les enfants contre cette maladie. Il permet d'éviter des souffrances, des incapacités. Et, le vaccin est l'un des plus grands progrès de la médecine et de la santé publique.

Pour ce faire, les professionnels de la santé ont affirmé que la vaccination ne présente aucun danger pour les enfants malades ou souffrant de la malnutrition.

Au regard dece qui précède les parents ont l'obligation de faire vacciner les enfants. Un quelconque refus de remplir cette obligation préjudicie la vie des enfants. Ces derniers, faute d'une protection efficace, peuvent devenir handicapés des suites de la polio. D'où, un parent qui aime son enfant ne peut accepter de le voir souffrir.

Il faut noter que lors de la première phase de riposte organisée du 8 au 10 février 2007, 1.173.211 enfants de la ville de Kinshasa étaient visés. Mais, les vaccinateurs n'avaient atteint que 1.107.299 enfants, soit 94,4% enfants. Les 5,6 % enfants non atteints par les vaccinateurs représentent 65.912 enfants de 0 à 59 mois. Le monitorage indépendant était aussi associé.


RAISONS DE NON VACCINATION

Plusieurs facteurs associés à la problématique ont été identifiés à plusieurs niveaux. Au niveau des parents, les vaccinateurs ont trouvé de la résistance et le refus.

L'appartenance à telle ou telle secte très agissante et réfractaire à la vaccination, le manque d'information sur la ré émergence du poliovirus sauvage, les effets secondaires liés à certains vaccins sont des facteurs qui ont influencé négativement le bon déroulement de la campagne. La dernière phase interviendra au mois d'avril.

 

Publié sur le web le 7 Mars 2007, Le Potentiel


Santé publique

Le choléra aux portes de Kinshasa !

La population kinoise est en émoi depuis le week-end dernier après avoir appris que le choléra serait aux portes de la capitale. Selon certaines sources sanitaires, la maladie a franchi le pool Malebo après avoir sévi à Brazzaville où une centaine de personnes ont été atteintes.

A Kinshasa où des bruits sur le choléra s’étaient répandus depuis le week-end dernier, l’on a appris qu’en date du samedi 2 mars 2007 qu’un individu venu de Brazzaville, en République du Congo est placé en quarantaine dans une des salles isolées de l’Hôpital général de Kinshasa. Cette information a été confirmée hier mardi 6 mars lorsqu’une équipe du journal Le Potentiel s’est rendu sur place pour s’enquérir des faits.

L’équipe des médecins l’avait examiné. Les médecins trouveraient qu’il serait atteint de choléra.

Les membres de sa famille rencontrés aux abords de la salle d’urgence, ne cessent de lamenter du sort du patient étant donné qu’il est resté, jusqu’hier en observation bien que le malade, un homme d’une cinquantaine d’années, ait reçu des soins adéquats en attendant des résultats de laboratoire. Le diagnostic de l’INRB (Institut national de recherche biomédical) aurait confirmé les suspicions des médecins.

Selon les sources hospitalières, la victime est venue de Brazzaville pour une visite familiale dans le quartier Kingabwa, en commune de Limete. C’est alors que ses parents ont remarqué qu’il était attaqué par une forte diarrhée. Sa famille l’a transporté d’urgence à Mama Yemo où il est soumis, jusqu’à ce jour, à des soins intensifs.

Hier dans la journée, une mission dépêchée par l’Inspection provinciale de la santé de Kinshasa s’est rendue dans cette formation hospitalière pour constater les faits et en faire part au ministre de la Santé. Cette délégation devrait se rendre ensuite dans la zone de santé de Kingabwa pour compléter les informations en leur possession.

Au terme de tous ces déplacements, la mission rendra compte au ministre de la Santé afin que le gouvernement prendre les mesures sanitaires appropriées pour la ville de Kinshasa en général et les quartiers périphériques de Kingabwa et les ports fluviaux, en particulier. Le ministre de la Santé va certainement faire une déclaration officielle à ce sujet et confirmer la mise en quarantaine de la victime. La mission de l’Inspection provinciale de la santé ainsi que les autorités hospitalières de la Santé ont confirmé qu’on a enregistré une seule victime et que personne d’autre n’est atteinte.

La population kinoise attend de la part de la mission de l’Organisation mondiale de santé et des autorités sanitaires congolaises, la confirmation de la présence du choléra à Kinshasa et des mesures de protection prises pour éviter sa propagation.

 

Par Le Potentiel

Publie par Congohorizons,Mercredi 07/02/2007


Des Taux d'adrénaline élevés constatés dans le sang des congolais vivant au Royaume Uni.
 
La récente vague de déportations de demandeurs d'asile d'origine congolaise (RDC) risque d'allonger les listes d'attente des centres de réhabilitation psychiatriques et psychologiques de "UK". L'acte que le Home Office vient de poser ne cesse de créer des insomnies inébranlables par des somniferes a large spectre. Vu des quantités incommensurables des catécholamines secrétées par les glandes surrénales dans le torrent circulatoire, tout le corps humain est inéluctablement soumis a un état de vive alerte entrainant tout un chapelet d'effets collateraux tels que l'hypertension artérielle, tachycardie ou battements accélérés du coeur, insomnie, malaise, etc.
 
Mais en attendant la prochaine vague d'enlevement, séquestration et enfin déportation, les psychiatres et psychologues britaniques n'auront pas le temps de repit.
 
Just wait and see...
 
G. watupa