Début d’une fin d’un régime au Katanga?
Par Congo Horizons, Mardi 02/02/2010
Après la province de l’Equateur présentement sous l’onde systolique de puissance de feu des patriotes résistants du Congo, c’est apparemment le tour du Katanga où, apprend-on, les frères et sœurs chers à Laurent-désiré Kabila veulent entrer en danse et défier le gouvernement d’imposture incarné par Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila. Il sied de rappeler que se croyant dans son « fief natal » où il prétend être à l’abri de la colère populaire, « Momemi Maki » avait échappé de justesse à un attentat alors qu’il allait inaugurer le boulevard Maniema. A l’issue de la fusillade, deux de ses gardes du corps ont été abattus…
A en croire notre source hautement crédible, le « cheval de Troie » au sommet de l’Etat congolais n’a plus où placer sa tête car le tonitruant et tristement célèbre Kyungu wa Kumwanza menace désormais d’activer ses milices « jufériennes » qui excellèrent dans les massacres des Kasaïens dans les années 90 ce, contre quiconque oserait le braver.
Après la décision du ministère de l’intérieur sous la houlette du Ministre Mbuyu de suspendre l’assemblée provinciale du Katanga que préside Mr Kyungu suite aux attaques dont ont été l’objet certains députés provinciaux hostiles au numéro un de l’Unafec, ce dernier vient de monter au créneau pour menacer d’embraser tout « son Katanga natal » contre le pouvoir central.
Selon notre source au sein de l’exécutif provincial katangais, la pomme de discorde serait la dispute autour du mielleux fauteuil du gouvernorat de cette entité qu’ont toujours occupé les « Nordistes », à majorité Balubakat dont est originaire l’actuel président de l’assemblée provinciale. Les « sudistes » quant à eux et comprenant en grande partie les Bemba dont est issu l’argentier, le plus puissant bras droit du régime kabiliste et l’actuel Gouverneur de province- Moise Katumbi- eux clament tout haut qu’ils devraient présider aux destinées de la province car provenant de la partie la plus riche du sous-sol katangais.
A l’égard du peuple Bemba, Gabriel Kyungu dit ce qui suit en swahili: « Nyie ba bemba ni ba Zambiens. Shie baluba ni ba katangais 100%, mkini ni yetu ! ». Ce qui veut dire : « Vous, le peuple Bemba, vous êtes des Zambiens. Nous, les Baluba, nous sommes des Katangais 100%. Le Katanga nous appartient ! »
Se disant « leader politique le plus populaire du Katanga », Kyungu vient de frapper du poing sur la table et veut braver la « kabilie ». Il vient d’engager un bras de fer avec Kinshasa : « Shie tulitumika na ba professionnels. Ba Mobutu habakutufanya
kitu. Aba ba réservistes banatutiliya bata fanya nini ? Kama batapima kunitosha ku kaji, nitabaonesha : damu itamwagika ». Entendez : « Nous avons joué avec des professionnels. Mobutu et son pouvoir ne nous ont jamais ébranlés. Qu’est-ce que ces réservistes qu’on a mis au pouvoir pourront nous faire ? Au cas où ils oseraient nous démettre de nos fonctions, nous allons leur montrer de quoi nous sommes capables : le sang va couler ! »
Qui pouvait cogiter un seul instant que ces vieux démons de la division au sein de la communauté katangaise ne pouvaient être déterrés un jour aux fins d’assouvir des appétits politiciens et partisans?
L’opinion publique attend voir rétablie « l’autorité de l’Etat » au Katanga comme ce fut le cas avec le Bas-Congo et bien sur aujourd’hui le Sud-Oubangui dans la province de l’Equateur...
Confirmation du message prophétique du Frère Patrice a Lubumbashi par le Pasteur Paulin Mwewa
Par ailleurs, la même source vient de nous informer que le pasteur Paulin Mwewa – l’une des figures de proue du monde religieux katangais- a emboité le pas de son pair Kinois : le Pasteur Patrice Ngoy Musoko. L’église « Temple de la Victoire » de cet homme de Dieu est située au croisement des avenues Adula et Mwero.
Il a été incarcéré en un lieu secret pendant un bon nombre de jours et très discrètement relâché de peur que cet incident puisse ébruiter les chrétiens lushois, cela après avoir martelé devant Hyppolite Kanambe lors d’une audience que le message qui lui était transmis par « Frère Patrice » est et demeure crédible. Et que « Joseph Kabila » devrait s’y soumettre sans atermoiements car ce message vient de Dieu ! Quand bien même le premier messager aurait nié avoir rencontré le destinataire.
L’incident s’était concomitamment passé avec la coupure du signal de la chaîne de télévision de cet homme de Dieu que d’aucuns considèrent comme l’incarnation du courage de feu Pasteur Albert Lukusa lâchement assassiné, on s’en souvient, par le pouvoir d’occupation de Kinshasa.
Il a été reproché à cette station de télévision chrétienne d’avoir organisé une émission au cours de laquelle des propos jugés « divisionnistes » étaient tenus par des invités dont les corollaires n’ont pas manqué de métastaser et de se manifester même au sein des institutions provinciales.
Signalons en passant que la reprise du signal de la télévision n’a pas été un cadeau sur le plateau d’or mais plutôt le fruit des pressions populaires des chrétiens de l’Eglise « Temple de la Victoire ». Ces brebis de Dieu avaient déjà programmé une marche pacifique sur toute l’étendue de la capitale cuprifère pour protester énergiquement contre la coupure du signal et l’incarcération du Pasteur Mwewa.
Maints sont ceux-là qui voient au travers ce tableau des signes de temps...La résistance jusqu'à la dernière goutte de sang !
Congo Horizons suivra de très près ce dossier et ne manquera pas de vous en donner l’évolution.
Par Grégoire
Rédacteur-en-chef
Réactions autour de la déclaration de Mgr Monsengwo sur les assassins de L.-D Kabila
Le Potentiel , Jeudi 28/01/2010
La déclaration de l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo, du 17 janvier 2010, sur les assassins du tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, a suscité moult réactions. La plupart des personnes condamnent les propos du prélat et font remarquer que la justice n’a fait que son travail. Au clergé de s’abstenir d’influencer, de quelque manière que ce soit, à l’image des politiciens en mal de déclarations, font-elles savoir.
Dimanche 17 janvier, à l’issue de la messe d’actions de grâce célébrée en la cathédrale Notre-Dame du Congo en mémoire de L.-D Kabila et Emery-Patrice Lumumba, l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, a déclaré à la chaîne de télévision France 24 que le jugement définitif des gens impliqués dans l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, alors président de la République démocratique du Congo, n’a pas encore été prononcé. «Puisque le premier jugement exigeait des plus amples enquêtes». Et d’ajouter : «Ce qui n’a pas encore été fait. Soit on accélère les choses pour compléter les éléments du dossier, soit on libère les détenus. Je demande que la justice fasse son travail le plus vite possible pour que ces gens soient jugés».
Plusieurs réactions aux propos du prélat sont enregistrées. La plupart sont truffées d’interrogations. De quoi se mêle-t-il pour une affaire qui est déjà entre les mains de la justice? Se demandent certaines personnes qui n’arrivent pas à comprendre les propos de Mgr Monsengwo sur ce dossier. De quel premier jugement parle-t-il ? S’interrogent d’autres qui font remarquer qu’on n’a jamais parlé d’un autre jugement après le procès. D’autres encore se posent la question de savoir pourquoi l’archevêque de Kinshasa s’imagine-t-il qu’il faut poursuivre le procès pour réunir tous les éléments de preuve. Et de poursuivre : «En tant que qui parle-t-il d’accélérer la compilation des éléments du dossier ou, à défaut, procéder à la libération des détenus ?»
Toutes ces personnes sont unanimes pour souligner le fait que celui qui a été assassiné n’est pas n’importe quel citoyen. Il s’agit bien d’un chef de l’Etat, tué de la manière que l’on sait, dans l’exercice de ses fonctions. Elles le rappellent pour montrer qu’il ne s’est pas agi d’une parodie de justice, comme le laisse croire le prélat. Elles soutiennent que «la justice n’a fait que son travail et le clergé doit s’abstenir d’influencer, de quelque manière que ce soit, à l’image des politiciens en mal de déclarations qu’ils croient sensationnelles.»
D’ailleurs, elles font observer que le dossier est déjà clos, l’affaire jugée par la Cour d’ordre militaire, une juridiction d’exception dont l’arrêt ne peut être cassé que par la grâce présidentielle. Et en attendant cette éventualité, les assassins n’ont qu’à purger leurs peines.
Par DIOSSO OLIVIER
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