Congo Horizons

"C'est une goutte d'eau qui engendre des cascades!!!".

Home
A La Une
Congoscopie
Politique
Diaspora
Multimédia
Interviews
Photos & Evènements
Santé
Libertés et Presse
Nos Partenaires
Avis et Suggestions
A Propos de Nous
Nous Contacter
Site Map
Archives
ArchivesA



Qui sème le vent récolte la tempête: Kagame dans le collimateur des Nations Unies?

 

 

 

Le quotidien français Le Monde dévoile jeudi les extraits d’un rapport « quasi-définitif » du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) sur les massacres commis en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003. Le document met en cause Kigali et affirme que les attaques menées contre les réfugiés hutus peuvent être qualifiés de « génocide ».

C’est une analyse sans précédent de la terrible décennie de massacres qu’a connue la République démocratique du Congo (RDC) entre 1993 et 2003 que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a mené pendant un an.

Le quotidien français Le Monde affirme avoir eu accès à une version « quasi-définitive » de 600 pages et en publie jeudi quelques extraits. Le HCDH qualifie ainsi certaines des exactions qui ont été commises dans le pays de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide ».

Et ce dernier terme est évidemment celui qui va faire le plus débat. « Les attaques systématiques et généralisées [contre des Hutus réfugiés en RDC] révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide », affirme ainsi le rapport.

 

Kigali pointé du doigt

 

Dans le texte, le Rwanda fait figure de principal accusé pour les massacres qui ont eu lieu entre 1996 et 1998. Il épingle ainsi l’Armée patriotique rwandaise (APR) et    l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), la coalition dirigée par Laurent-Désiré Kabila et « créée à Kigali » en 1996, précise le texte. « Les troupes, l’armement et la logistique étaient fournis par le Rwanda », ajoute le rapport.

Ces deux forces armées ont attaqué à partir de 1996 les camps de réfugiés hutus, où se trouvaient des anciens génocidaires des Tutsis au Rwanda en 1994, qui avaient fui dans l’Est de la RDC avec l’arrivée du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé au pouvoir à Kigali.

Or le rapport, dénonce la nature « systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutus [qui] se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire ».

Selon le HCDH, « l’usage extensif d’armes blanches (principalement des marteaux) et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre. Parmi les victimes, il y avait une majorité d’enfants, de femmes, de personnes âgées et de malades ».

 

Pressions sur Ban Ki-moon

 

Les auteurs du rapport ont pris note de la possibilité d’un retour offerte par Kigali à des milliers de Hutus mais ce fait ne permet pas « en soi d’écarter l’intention de détruire en partie un groupe ethnique comme tel et ainsi de commettre un crime de génocide », affirment-ils.

D’après Le Monde, Kigali a déployé « ses réseaux et son énergie pour tenter d’étouffer ce rapport » pendant « des semaines ». « Selon nos sources, poursuit le journal, Paul Kagamé a menacé directement le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lors d’une rencontre à Madrid en juillet, de retirer les troupes rwandaises des missions de maintien de la paix de l’ONU. » Le quotidien révèle que Ban Ki-moon a ensuite « mis en garde la Haut-Commissaire pour les droits de l’homme, la sud-africaine Navanethem Pillay, contre l’utilisation du mot « génocide » pour les crimes de l’armée rwandaise, dans la version finale du rapport qui sera – en théorie – publié en septembre ».

Le Rwanda n’est pas le seul pays étranger mis en cause dans le texte. Le Monde précise que « 8 armées nationales » (que le journal ne cite pas) et « 21 groupes armés irréguliers » sont aussi désignés pour leurs crimes pendant la « deuxième guerre » de RDC (1998-2003).

Les auteurs pointent en particulier les exactions des Forces armées angolaises (FAA) dans la province du Bas-Congo en 1997. Elles sont accusées d’avoir « profité de leur présence à Kinshasa pour renforcer leur répression à l’encontre des populations cabindaises (d’Angola) réfugiées ». Il résulte  du rapport que les FAA « procédaient systématiquement à une opération de ratissage et exécutaient tous ceux qu’elles soupçonnaient de collusion avec leurs ennemis ».

 

 



MISE AU POINT DU PN SUITE A LA CAMPAGNE DE DÉSINTOXICATION

 

 

UDPS : pas de monarchie familiale !

 

Suite à une campagne d’intoxication menée par certains organes de presse au service du pouvoir en place lui prêtant l’intention de prendre incessamment sa retraite politique et se faire remplacer à la tête du parti par un de ses fils, le Président National de l’UDPS, Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, porte à la connaissance de l’opinion, en général, et des membres de l’UDPS en particulier que cette rumeur est fausse et dénuée de tout fondement.

 

Le Président national de l’UDPS détecte à travers ces soubresauts d’une certaine presse l’angoisse des officines du pouvoir consécutive à ses récentes déclarations annonçant et confirmant  sa candidature aux prochaines élections présidentielles.

 

Il condamne cette tentative vicieuse de manipulation de l’opinion n’ayant d’autre but que de décourager le peuple congolais et recommande à tous la vigilance et le discernement car, assurément, cet épisode ne constitue que les prémices d’une stratégie planifiée dont l’objectif avéré est de fustiger les multitudes qui lui font toujours confiance.

 

Le Président National de l’UDPS estime que la présente mise au point s’avère nécessaire afin d’éviter toute spéculation ou confusion dans les esprits.

 

Fait à Kinshasa, le 15 juillet 2010

 

E. Albert Moleka, Assistant porte-parole

 

 

 



La Province de l’Equateur en ébullition

 

Après la prise de la province de l’Equateur par les « insurgés Enyele », notoirement connus dans la diaspora congolaise comme étant les « Patriotes Résistants Congolais », PRC en sigle, la situation sécuritaire sur terrain ne fait que se détériorer pour ne pas dire s’empirer.

 

En effet, de notre source digne de foi, les troupes gouvernementales éprouvent des sueurs froides face aux troupes professionnellement aguerries des PRC. En dépit de leur repli stratégique du chef-lieu de la province chère au feu Maréchal Mobutu Sese Seko, l’on signale des combats acharnés dans la localité de Lulonga, située à environ 80 kilomètres de Mbandaka.

 

La récente descente en cascades à Mbandaka d’ Alan Doss, le numéro un de la Monuc pour confirmer « le contrôle de Mbandaka par les forces gouvernementales » s’inscrit dans le cadre d’un état de panique et de paranoïa généralisé tant dans les milieux gouvernementaux qu’internationaux au regard du nombre des morts et des blessés de guerre qui reviennent de différents fronts attisés à travers l’Equateur. Le personnel médical de la place s’avère débordé quand bien il ne serait même pas autorisé à avoir accès aux innombrables victimes de guerre qui abondent les institutions sanitaires provinciales.

 

A en croire notre œil au sein des services paraétatiques de la ville de Mbandaka, le gouvernement de Kinshasa se refuse de donner accès aux ONGs internationales telles que Médecins Sans Frontières  afin de venir en aide médicale d’urgence aux blessés de guerre qui sont désespérément amassés tant au camp militaire Ngashi, à l’Hôpital Général de Wangata qu’aux cliniques universitaires. Le mobile de ce refus du gouvernement d’imposture à la tête de la nation congolaise serait de ne pas permettre à ces organismes non gouvernementaux d’établir le vrai bilan de cette guerre qui se passe « à rideaux fermés » comme l’aurait dit l’un des proches collaborateurs du Président National de l’Apareco, Mr Honore Ngbanda.

 

Aux dernières nouvelles, les MSF continuent de supplier les autorités militaires de lâcher ces infortunés blessés de guerre qui sont jusque-là séquestrés au camp Ngashi soi-disant pour des raisons sécuritaires ! A quand est-ce que les pauvres soldats congolais comprendront qu’ils devront désobéir les ordres mal donnés qui consistent à se servir d’eux comme chair à canon aux fins de travailler pour les intérêts des occupants de la terre de Simon Kimbangu ? That’s the question !

 

 

Nonobstant, un confrère aurait déjà usé de ses manchettes pour tirer la sonnette d’alarme en établissant que « Mbandaka n’est qu’une étape… ». La journée pascale reste marquée indélébilement dans les annales de l’Histoire de ceux qui luttent pour la libération de leur pays, la RDC. What’s next ? L’avenir pourra nous en dire plus…

 

 

Par Grégoire  WATUPA